Le Comédien de Watchmen entre en scène : le super-héros comme miroir déformant

comedian-dave-gibbons

Dans le genre super-héros qui a traversé tout le vingtième siècle, le Comédien de Watchmen (ou Eddie Blake) se pose là. On en a déjà parlé : le Comédien est l’un des membres fondateurs d’une dynastie contemporaine de justiciers anti-héroïques. De Jenny Sparks aux super-héros trash de The Boys (brillante série scénarisée par Garth Ennis), ils sont nombreux à pouvoir revendiquer leur lien de parenté avec cette figure complexe. Ces héros qui, à force de triomphes, n’en sont plus vraiment ; qui, à force d’un trop-plein de pouvoirs, ont fini par s’extraire de leur condition humaine, soit en se plaçant au-dessus d’elle (Jenny Sparks dans The Authority), soit en la perdant carrément de vue (The Boys). Tous, donc, ont quelque chose à voir avec le Comédien.

Car si, en 1986 (date de parution de Watchmen), Spider-Man, Green Arrow et Green Lantern ont découvert une certaine réalité sociale en essayant d’aider des dépendants à la drogue, si Captain America, en rencontrant un vétéran de la guerre du Vietnam, commence à questionner l’impérialisme américain, le Comédien, lui, est le premier super-héros à faire exactement l’inverse de ce qu’on attend de lui.

Non, ce n’est pas vraiment ça…

Disons plutôt qu’à force de faire exactement ce qu’on attend de lui, le Comédien est le premier justicier à devenir l’inverse de ce qu’il représente. Car, agent de la destruction qui tire sur des manifestants en arguant qu’il fait ça pour les protéger, le Comédien, comme tout bon super-soldat qui se respecte, ne fait que suivre les ordres. Ceux qui viennent d’en haut, du gouvernement Nixon, élu pour la 4e ou 5e fois dans l’univers que nous dépeint Watchmen.

Le Comédien, envers du décor, nous montre ce que serait un super-héros réellement (principe de l’œuvre d’Alan Moore et Dave Gibbons : que serait le monde si les justiciers avaient vraiment existé). Il nous (dé)montre que, sorti de la bande dessinée, le super-héros est le pendant négatif de son modèle triomphant. Un oppresseur, une force démesurée, un miroir déformant.

comedian-young

 

Le paradoxe du Comédien

Le Comédien, c’est donc la figure du paradoxe. Celui, au nom joyeux, qui joue la comédie, mais qui pourtant exacerbe une violence bien concrète. Car ce justicier en a fait, des choses violentes. Il a réussi à violer une jeune super-héroïne et à la séduire en même temps. Il a tué son amante vietnamienne alors qu’elle lui annonçait être enceinte de lui. Il nous est même suggéré qu’il serait le véritable meurtrier de Kennedy (le film, lui, a tôt fait de nous le confirmer. Cf. Générique).

Paradoxe que l’on retrouvait déjà dans le héros dont se sont inspiré Moore et Gibbons pour construire le personnage. Peacemaker, publié chez Charlton Comics, était à l’origine celui que devaient reprendre les deux auteurs.

peacemaker-ditko

En effet, alors que DC avait racheté cet éditeur, Watchmen devait servir à réactualiser les héros de ce catalogue nouvellement acquis. Mais, étant donné ce qu’est devenue cette bande dessinée, il a été décidé de créer des personnages inédits qui s’inspireraient cependant de ces derniers. Peacemaker, donc, est une figure elle-même très paradoxale : diplomate pacifiste, ce personnage est persuadé que la force du super-héros est susceptible de faire avancer la cause. Mariage quelque peu abrupt de la diplomatie et de la violence. Quelque chose de contradictoire qui semble hanter certaines scènes de Watchmen. Lorsque le Comédien tire sur des manifestants pour les protéger, par exemple.

comedian-who-watches-watchmen

Reflet d’une époque où l’on s’achemine progressivement vers l’apocalypse (tiens, tiens), le Comédien, selon les dires de Rorschach, est une farce violente : « Blake understood. Treated it like a joke, but he understood. He saw the cracks in society, saw the little men in masks trying to hold it together… He saw the true face of the twentieth century and chose to become a reflection, a parody of it.». Là-dessus, le smiley ensanglanté sur lequel s’ouvre Watchmen est la parfaite métaphore de cet étrange personnage : une image ironique, qui allie toutes les contradictions au service d’un sourire énigmatique.

watchmen-smiley

Et côté sourire, notre justicier n’est pas en reste : la cicatrice qui va de ses lèvres à sa joue semble en effet dessiner sur lui un rire permanent, un rire forcé… Que l’on voyait déjà dans L’homme qui rit de Victor Hugo et, surtout, chez le Joker. Et si, dans les comics, le sourire de celui-ci est créé chimiquement, sa réutilisation dans la trilogie de Nolan (qui, elle aussi, s’occupe de confronter le super-héros au réel), aura tôt fait de changer tout cela : chez Nolan, le sourire du Joker est lui-même tracé par des cicatrices. Juste retour des choses, donc, puisque si le Comédien s’inspire du Joker, le Joker, lui aussi, s’inspirera, pour sa version 2008, du Comédien.

comedian-joker

Le personnage se construit donc à partir d’un double modèle, un super-héros et un super-vilain, qui prouve, dès sa genèse, son aspect contradictoire. Et, dernier paradoxe : le Comédien, qui incarne une toute-puissance destructrice, est tué dès les premières pages de Watchmen. Plus exactement, il est tué avant même ces dites pages, puisque son meurtre ne nous sera montré que par voie de flashback. Chose curieuse, donc, qu’un super-héros victorieux soit immédiatement montré dans sa plus pure fragilité – chez lui, dans son intimité, Eddie Blake est violemment poussé par la fenêtre. Vêtu, qui plus est, d’un seul peignoir, image même de la défaite misérable du concept superhéroïque.

comedian-death-watchmen

A l’instar d’une Laura Palmer lynchéenne, le Comédien n’existera que par le souvenir des autres personnages. Au final, le héros s’est choisi un surnom bien prémonitoire : le « Comédien », c’est celui qui se met en scène, celui que l’on observe. Dès lors, le regard que chacun lui porte devient un mouvement introspectif, permettant de définir différents concepts superhéroïques. Le Comédien : miroir déformant dans lequel se reflètent les autres justiciers.

Le regard des autres : un Comédien visionnaire

Dans l’histoire, le Comédien fut présent dès les origines du mouvement superhéroïque, en 1938, et en a constaté la déchéance au fil des années. Il a fini par lui-même revêtir une fonction intermédiaire, entre justicier et émissaire du gouvernement. Par sa compréhension du monde, il est porteur d’une vérité qui consacre sa vision du concept superhéroïque : la réminiscence de ses discours et théories est souvent, pour le personnage à qui appartient le souvenir, le lieu d’une introspection. De cela, le second chapitre de la série est particulièrement représentatif. Construit à partir d’une succession de flashbacks venus d’autres justiciers, il permet de présenter plusieurs souvenirs où le héros fournit un diagnostic de chacun d’entre eux. C’est par exemple dans ce cadre qu’est exposé le souvenir de Veidt, dans lequel son plan lui sera inspiré par le Comédien lui-même.

comedian-vietnam-watchmen

Le souvenir de Jon corrobore cette fonction du personnage. Y est représenté le meurtre de la Vietnamienne par le Comédien. La chose est commise sous le regard froid du docteur Manhattan, regard qui n’échappe pas à l’intelligence du premier: « You don’t really give a damn about human beings. I’ve watched you.[1] » Le désinvestissement du docteur Manhattan est reflété tant par la froideur du Comédien lui-même devant l’acte qu’il vient de commettre que par son discours. Cette théorie se vérifiera dans le présent puisque le docteur Manhattan finira par s’installer sur la planète Mars, réfutant les arguments de Laurie à propos de l’importance de l’humanité : « You argued that human life was more significant than this excellent desolation [Mars], and I was no convinced. [2] »

Le flashback qui concerne le Hibou est, quant à lui, révélateur de la conception superhéroïque plus traditionnelle du personnage, notamment à travers le motif du costume. En effet, c’est l’un des rares passages de l’intrigue où le Comédien est représenté sous son masque de justicier, comme pour renvoyer à l’image stéréotypée du Hibou. De même, alors que les deux personnages sont en conflit avec des manifestants, les limites du super-héros sont mises en avant lorsqu’il s’agit d’affronter des problèmes plus complexes qu’un simple criminel. C’est encore une fois par le motif du déguisement que le Comédien soumet cette théorie au Hibou : « Don’t you feel comfortable unless you’re up against some schmuck in a halloween suit ? [3] » Le motif du costume est en effet un élément qui renvoie à une imagerie naïve du super-héros, à son traitement plus enfantin, notamment à ses débuts : la trivialité des propos du Comédien renvoie à l’innocence du Hibou.

comedian-nite-owl

Le Comédien, dans sa fonction d’observateur, génère plusieurs discours sur la fonction de super-héros. Chacune de ses réflexions met l’accent sur ce qu’incarnent les différents justiciers et sur leur manière d’habiter ce rôle : le super-héros traditionnel pour le Hibou, le visionnaire pour Veidt, et le dieu (ou, du moins, celui qui est au-delà de la condition humaine) pour le docteur Manhattan. Le souvenir du Comédien produit alors une multiplication d’attitudes superhéroïques. Et c’est bien là sa fonction : n’exister que par et pour le regard des autres. Car à force de souvenirs contradictoires, le Comédien apparaît bien vite comme une figure insaisissable. Terrifiant pour Jon ou le Hibou, pathétique chez Moloch, le Comédien sait incarner tous les rôles. Et reste un mystère à nos yeux.

De la même manière que Jenny Sparks, le Comédien, au final, a traversé toutes les époques. De 1938 à 1985, ses différents costumes tissent une histoire du super-héros, de l’habit théâtral et kitsch des débuts à la tenue contemporaine d’un guerillo, comme produite d’une guerre sauvage : les costumes du Comédien ou le durcissement du super-héros au fil des ans. Son discours va de pair avec le phénomène, via le constat d’une déchéance superhéroïque et de l’obsolescence des justiciers. Voir ce flashback dans lequel des super-héros tentent de créer, dans les années soixante, une nouvelle équipe, les « Crime-Busters  » : « Why « The Crime-Busters » ? Well, as you know, this country hasn’t had an organization of masked adventurers since the Minutemen disbanded in ’49.[4] » L’apparente bonne volonté des membres conviés se manifeste, entre autres, par la recherche d’une organisation efficace de l’équipe, comme le suggère le discours d’Ozymandias : « Surely, that’s just an organizational problem ? With the right person coordinating the group, I think…[5] » Au même titre, le Hibou rappelle la légitimité d’une telle action superhéroïque : « Me and Rorschach have made headway into the gang problem by pooling our efforts…[6] » Pourtant, la tentative de reformer une équipe sera un échec, les arguments avancés par les personnages s’effondrant devant la plaidoirie à laquelle ils sont confrontés. En effet, le Comédien est le seul à ne pas croire en ce projet, et même à ne plus croire au concept superhéroïque qu’il trouve daté. Progressivement, le héros amène les autres à la conclusion selon laquelle le super-héros appartient à une époque révolue et n’a désormais plus sa place :

Ozymandias : « It doesn’t require genius to see that America has problems that need tackling… »

Le Comédien : « Damn straight an’it takes a moron to think they’re small enough for clowns like you guys to handle. What’s going down in this world, you got no idea.[7] »

comedian-watchmen

Ce discours fait alors écho à l’autobiographie d’un des autres justiciers, le Hibou, dans laquelle il raconte la naissance des Minutemen ainsi que sa déchéance progressive à la fin des années quarante : «There was nobody interesting left to fight, nothing notable to talk about. In 1949, we called it a day. […] The Minutemen were finished, but it didn’t matter. The damage had already been done. [8] »

Comme évoqué dans un autre article, 1949 correspond à l’après-guerre et à la perte de popularité des super-héros de bande dessinée. Plus d’ennemis à combattre, plus besoin d’être défendu. Cela ne durera pas mais, tout de même, pendant une dizaine d’années, les justiciers sont en perte de vitesse. Finalement, ce que nous raconte le Comédien, c’est l’histoire du genre superhéroïque.

Le Comédien dans son temps

Etant donné les événements dont il a été témoin, le héros est là aussi pour nous raconter l’Histoire du XXe siècle, son Histoire du XXe siècle. Car effectivement, Watchmen est ce qu’on appelle une uchronie, c’est-à-dire une fiction qui part de l’hypothèse selon laquelle un événement historique aurait divergé de ce qui s’est passé dans la réalité (pour exemple : que serait le monde si les Nazis avaient remporté la guerre, si la bombe atomique avait détruit Paris et non Hiroshima, etc). Et en effet, les auteurs nous exposent une intrigue se situant dans un 1985 parallèle, soit cinquante ans après la bifurcation historique (l’apparition de super-héros), permettant l’émergence d’un monde véritablement différent de notre réalité historique : la victoire des Etats-Unis au Vietnam, la découverte de nouvelles énergies… Si elle n’est pas le premier événement chronologique détournée, la défaite du Vietnam lors du conflit avec les Américains est le temps le plus fort de cette uchronie. A travers elle, les Etats-Unis ne sont plus remis en cause et leur impérialisme est un moyen de pression pour maintenir les Russes dans une position pacifique. Or, cette issue résulte de l’intervention de super-héros dans le conflit, notamment le Comédien, devenu alors l’agent principal de cette déviation historique. L’uchronie de Watchmen existe grâce aux super-héros.

Pourtant, l’un des attraits de l’uchronie (à mon sens) vient du fait qu’on ne peut la lire qu’en fonction de ce que si c’est vraiment passé dans la réalité. La victoire américaine dans Watchmen ne tire son impact que parce que les Etats-Unis, dans le vrai monde, ont perdu la guerre du Vietnam. Mieux encore, Watchmen fut publié en 1986, alors que son intrigue se situe en 1985 : le lecteur de l’époque était donc confronté immédiatement aux différences entre cet univers fictionnel et son monde (l’énième mandat de Nixon, l’absence troublante de Reagan et Thatcher…).

Du coup, le Comédien est là aussi pour nous rappeler que tout ceci n’est… que pure fiction. La cicatrice sur sa joue, infligée par sa maîtresse vietnamienne éconduite, nous le confirme. De la même manière que Peacemaker est hanté par le fantôme de son père nazi, le Comédien est marqué : marqué par une vietnamienne, marqué par le Vietnam lui-même, ainsi que lui rappelle sa maîtresse au moment de lui porter le coup : « I think you remember me and my country. I think you remember us as long as you live.[9] »

comedian-vietnam

En ce sens, le Comédien est celui qui ne peut oublier le Vietnam puisqu’il en affiche la victoire ironique, la forme d’un sourire qui sans cesse rappelle la divergence du monde fictionnel, ce qui ne s’est pas produit mais qui pourtant existe bien, suggéré par la présence même de cette cicatrice : le motif de la blessure évoque alors la souffrance d’un patriotisme américain mis à mal par cette défaite. C’est la raison pour laquelle ce personnage précisément est le symbole du rapport ambigu, satirique, qu’entretient le récit uchronique avec le réel. Ici, le fantôme n’est pas celui d’une ancienne personne, mais l’ombre vivace du monde et de l’Histoire proliférant autour de nous. Le traumatisme d’une défaite bien difficile à digérer.

Du coup, en affichant toujours plus sa différence, l’uchronie sert à dire quelque chose sur notre propre Histoire. Le sourire forcé du Comédien nous rappelle le goût ironique de cette fausse victoire. Mieux encore, la démesure caractéristique du personnage évoque certaines situations de notre propre monde. Sa violence arbitraire et le fait qu’elle soit utilisée par le gouvernement tendent par exemple à dénoncer les abus que peuvent entraîner une telle autorité politique. L’importance accordée à la foule, aux anonymes (le psychiatre, le vendeur de journaux et ses clients), met en valeur la façon dont est cette action sécuritaire est subie à une échelle individuelle.

C’est la raison pour laquelle le super-héros de Watchmen peut être considéré comme une métaphore visant à dénoncer une politique oppressive. Le contexte de la Guerre Froide et des peurs qu’elle provoqua, similaire à celui de la réalité lors de la publication du comic book, permet en effet d’assimiler l’intervention superhéroïque à la politique menée par Reagan. Alors véritable président des États-Unis, certaines actions de celui-ci furent fortement discutées, comme par exemple, la création de l’« Initiative de défense stratégique ». Alan Moore et Dave Gibbons étant tous deux britanniques, Watchmen apparaît également comme une dénonciation des actes de Thatcher, alors Premier Ministre du Royaume-Unis, dont les aspirations conservatrices étaient assez proches de celles de Reagan[10]. La contemporanéité de l’intrigue de l’œuvre et de sa publication souligne de plus l’absence de ces deux personnalités dans l’univers de Watchmen, les mettant ainsi d’une certaine façon en valeur. Le super-héros devient alors une sorte de métaphore in absentia, suggérant, par son interventionnisme, leur présence. Le récit uchronique reposant sur les différences d’un monde parallèle avec le réel, il fournit une vision de ce dernier en négatif, l’absence d’un événement ou d’une personnalité renforçant paradoxalement, de manière évocatrice, sa présence.

thatcher-reagan-1984

L’uchronie a donc un double discours. Sur l’Histoire, certes, mais aussi sur le rôle de la fiction. Sur sa fonction de révélation tout d’abord, puisque la fiction permet d’éprouver la portée de son discours sur la réalité. Puis sur sa fonction cathartique, puisqu’elle sert de défouloir à nos fantasmes : imaginer l’Apocalypse (comme le fait Watchmen) sert par exemple à exorciser nos propres démons et à évaluer notre rapport au monde et au réel. Encore une fois, le Comédien, du moins dans la signification de son surnom, est représentatif de ce rapport. En faisant semblant, en simulant comme la fiction, il fait ouvrir les yeux à ses spectateurs, il révèle et forge leur regard critique, ainsi que le souligne Ozymandias : « And [he] opened my eyes. Only the best comedians accomplish that.[11] »

En ce sens, le Comédien de Watchmen, agent uchronique, permet d’induire le doute chez le lecteur, l’invitant à poser un regard distant, critique, sur l’Histoire telle qu’elle est rapportée dans les discours officiels : « L’Histoire est une fiction », affirme Alan Moore, « et je pense qu’il est dangereux de la considérer autrement. […] Nous avons nos souvenirs, nos archives, nous avons toutes ces informations, mais ensuite, nous imposons une structure.[12] » Pour le coup, si le Comédien n’existe que par le regard des autres, il nous sert également, par jeu de va-et-vient, à affiner notre propre regard sur le monde. Who watches the watchmen, nous demanda-t-on un jour…

comedian-vs-niteowl


[1] « En fait, tu te fous des humains, je t’ai observé. »/Watchmen n°2, New York, octobre 1986

[2] « Tu as mis en avant la supériorité de la vie humaine sur cette splendide désolation [Mars], et je n’ai pas été convaincu. »/ Watchmen n°9, mai 1987

[3] « T’as un malaise quand tu ne courses pas un zozo en tenue de carnaval ? »/Watchmen n°2

[4] « Pourquoi « les Vigilants » ? Ah, vous le savez : ce pays n’a plus d’organisation de justiciers masqués depuis la séparation des Minutemen en 1949. »/Watchmen n°2

[5] « Simple problème opérationnel organisationnel, non ? Avec un coordinateur adéquat, je crois que… »/Watchmen n°2

[6] « Rorschach et moi avons progressé dans les problèmes des gangs en unissant nos forces. »/Watchmen n°2

[7] « Le génie est superflu pour constater que l’Amérique doit résoudre certains problèmes. »/ « Exact. Et il faut être con pour croire qu’ils sont à la taille d’une bande de clowns comme vous. Ce qui arrive en ce bas monde, vous n’en avez aucune idée. »/Watchmen n°2

[8] « Il ne restait plus personne d’intéressant à combattre, ni grand-chose à discuter. En 1949, nous convînmes que c’était fini. […] C’en était fait des Minutemen, mais peu importait. Le mal était fait. »/Watchmen n°2

[9] « Je crois que tu n’oublieras ni moi ni mon pays. Je crois que tu ne nous oublieras jamais. »/ Watchmen n°2

[10] On peut ainsi lire Watchmen en parallèle avec V for Vendetta où est mis en scène, dans une Angleterre futuriste, un justicier mettant fin à la dictature britannique, dans un univers proche des œuvres d’Orwell. On y retrouve en effet des thématiques similaires, telles l’oppression, la politique sécuritaire…

[11] « Et il m’ouvrit les yeux. Seuls les meilleurs comédiens parviennent à cela. »/ Watchmen n°11 août 1987

[12] MOORE, Alan, Feature vol. 3 n°2, été 1997

10 réponses à “Le Comédien de Watchmen entre en scène : le super-héros comme miroir déformant

  1. Article très intéressant, notamment sur l’absence de Reagan et Tatcher, qui m’avait échappé lors de la lecture de cet excellent comics et sur le rôle de témoin du « siècle super-héroïque » du Comédien. J’ai très envie de relire Watchmen du coup…

  2. Pingback: Entre sculpture et bandes dessinée : le corps du super-héros à l’épreuve du réel | Le super-héros et ses doubles·

  3. Pingback: Superman et sa clique (4) : Superman en rouge | Le super-héros et ses doubles·

  4. Pingback: Imaginaire du ciel chez les justiciers (2) : l’origine du monde et de la création | Le super-héros et ses doubles·

  5. Pingback: Before Watchmen (1) : l’autre histoire des super-héros | Le super-héros et ses doubles·

  6. Pingback: Before Watchmen (5) : des nazis aux Vietcong, le super-héros dans l’Histoire | Le super-héros et ses doubles·

  7. Un article excellent, qui donne effectivement envie de relire Watchmen… Merci pour ce blog. Dans son intégralité. Amicalement.
    TT

  8. Pingback: Le super-héros et ses émules (2) : le super-héros comprend-il ce qu’il lit ? | Le super-héros et ses doubles·

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s